Aujourd'hui je respire. Aujourd'hui je ne mens pas. Je ne plais pas à chanter.
Et tu vois. C'est partout la même. Et tu sais. Je ne vais pas bien, je ne vais pas loin j'y vais quand même, là où tu m'attends toi le pas encore parti. Le pas déjà osé. Il n'y a pas de vérité mais je vais te la lire. Je ne suis pas forte, je ne suis pas belle, je suis un peu triste de tout ce que je ne fais pas, je ne suis pas ponctuelle, encore moins inspirée, je ne suis pas froide je ne crains pas l'air quand parfois je m'étouffe, je ne suis pas sirène peut-être bien chameau si les bosses m'entraînent un peu plus vers le haut où les mirages grainent tout ce que je désire et que je n'avoue pas parce qu'il m'arrive d'être lâche quand la fierté me gâche de tout ce que j'aurais pu . Humaine, mais je ne marche pas. Je tourne en manivelle la machine à lumière parce qu'on ferme trop les yeux à étreindre la nuit.
Enfant j'avais peur du noir et maintenant ce sont les ombres qui me fuient. L'étoile que je dessine remplace ton dessein quand, tu traçais je t'aime quand je ne figeais rien. Tout passe mais les mots restent et ce sont eux que j'embrasse, ce sont eux que j'emmène là où le jeu s'efface et tu sais elle avait raison quand elle disait le mensonge est un mot oui mais voila ma réalité aussi et mon identité. Un mot ne suffit pas. Ma langue ne suffit pas à exprimer tout l'alphabet en un son. ☆